Spirare folia, 2026 Vent des forêts, Lahaymeix -FR
Images : ©Vent des forêts
Spirare folia, 2026, installation, céramique, acier et bois calciné, dimensions variables.
Texte : (FR) Germain Marguillard réalise une série de bas-reliefs en grès noir chamotté, prolongés par de longs manches en bois calciné. Leur forme s’inspire des flabellums, ces grands éventails liturgiques employés au Moyen Âge par les Églises d’Orient et d’Occident. Agités lors des cérémonies, ils mettent en mouvement l’air et rendent perceptible cet élément qui, par nature, demeure invisible.
Cette référence devient le point de départ d’une réflexion sur les échanges qui traversent le vivant. Les reliefs sont ornés de motifs végétaux inspirés notamment des stomates des feuilles, ces infimes ouvertures par lesquelles les plantes respirent et échangent avec leur environnement. Le souffle n’est alors plus seulement celui de l’être humain, mais celui d’un monde où chaque organisme participe à une circulation commune. Entre objet rituel et forme symbolique, ces œuvres donnent ainsi une présence à ce qui circule entre les corps sans jamais pouvoir être saisi, et soulignent la dépendance du vivant vis-à-vis du monde végétal.
Spirare folia, 2026 Vent des forêts, Lahaymeix -FR
Images : ©Vent des forêts
Spirare folia, 2026, installation, ceramic, steel and charred wood, variable dimensions.
Texts : (EN) Germain Marguillard has created a series of bas-reliefs in black sandstone, extended by long handles made of charred wood. Their form is inspired by flabellums, the large liturgical fans used in the Middle Ages by the Eastern and Western Churches. Waved during ceremonies, they set the air in motion and make this invisible element perceptible.
This reference serves as the starting point for a reflection on the exchanges that take place within living beings. The reliefs are adorned with plant motifs inspired in particular by the stomata of leaves: those tiny openings through which plants breathe and interact with their environment. Breath is thus no longer merely that of human beings, but that of a world in which every organism participates in a shared circulation. Somewhere between ritual objects and symbolic forms, these works give a tangible presence to that which circulates between bodies without ever being grasped, and highlight the interdependence of living beings on the plant world.